Travailler l’argile est pour moi un retour à l’essentiel.
La céramique est une pratique où les quatre éléments entrent en dialogue constant. Elle demande du temps, du recul et une forme de résilience.
À l’atelier, la terre ne se contraint pas.
Elle s’apprivoise, s’écoute, se respecte dans ses rythmes, ses textures et ses transformations. Chaque étape rappelle que la matière a sa propre mémoire, et que tout peut être recyclé, transformé, réintégré dans un cycle.
Dans le processus de création, l’humain place son intention.
Il guide, oriente, accompagne. Mais il doit aussi apprendre à patienter, à accepter de ne pas tout maîtriser. La cuisson reste l’étape décisive : malgré le temps et l’attention portés à une pièce, c’est le feu qui en révèle l’issue finale.
Cette relation à la terre m’enseigne une pratique attentive, humble et consciente, où la création devient un espace d’écoute autant qu’un geste de façonnage.