À propos

Qui suis-je?

Je m’appelle Marine KLAA, céramiste et artiste plasticienne.
Je travaille entre mon atelier situé à Joze, en Auvergne,
et mon atelier-boutiquel’Atelier de Terre et d’Os, ouvert en septembre 2025
au 43 rue du Port à Clermont-Ferrand, où mes œuvres sont présentées.

Démarche artistique

Mon travail s’inscrit dans un univers onirique et symbolique, nourri par les contes et légendes folkloriques, les mythes, la nature et les éléments.
Je façonne des chimères, des gardiens, des totems, des masques et des esprits, figures ambivalentes situées entre douceur et inquiétude, lumière et obscurité.

À travers ces présences, mon travail s’oriente vers une forme d’art sacré contemporain, inspiré de pratiques ancestrales, intuitives et rituelles. La sculpture devient un moyen d’explorer des thèmes sensibles et engagés, parfois aux échos dystopiques, au sein de paysages intérieurs fantastiques.

La terre comme langage

Je travaille principalement l’argile avec des grès de différentes couleurs et de la porcelaine, à travers le modelage, le colombin, l’estampage à la plaque et le tournage. Ces terres sont cuites à haute température, laissant apparaître des zones brutes, parfois marquées par des gestes primitifs et instinctifs.

Chaque pièce naît lentement. Elle évolue au fil du temps, par ajouts et retraits de matière, jusqu’à trouver sa forme juste. Je travaille sans esquisse préalable : je vois des formes émerger dans la terre, et c’est à partir de ce dialogue que la sculpture prend vie. La terre devient alors un langage émotionnel, un prolongement de l’inconscient.

Le rituel et le feu

La céramique est pour moi une éloge de la lenteur et du lâcher-prise.Les temps de séchage, l’attente, puis la cuisson font partie intégrante du processus. Malgré l’intention portée à chaque œuvre, je confie son devenir au feu, arbitre final et imprévisible.

De la première manipulation de la matière jusqu’à la sortie du four, chaque création s’inscrit dans un rituel, où les quatre éléments: la terre, l’eau, l’air et le feu, œuvrent ensemble. C’est dans cette part d’inattendu que réside, pour moi, le sacré.

La terre et (nous)

Travailler l’argile est pour moi un retour à l’essentiel.
La céramique est une pratique où les quatre éléments entrent en dialogue constant. Elle demande du temps, du recul et une forme de résilience.

À l’atelier, la terre ne se contraint pas.
Elle s’apprivoise, s’écoute, se respecte dans ses rythmes, ses textures et ses transformations. Chaque étape rappelle que la matière a sa propre mémoire, et que tout peut être recyclé, transformé, réintégré dans un cycle.

Dans le processus de création, l’humain place son intention.
Il guide, oriente, accompagne. Mais il doit aussi apprendre à patienter, à accepter de ne pas tout maîtriser. La cuisson reste l’étape décisive : malgré le temps et l’attention portés à une pièce, c’est le feu qui en révèle l’issue finale.

Cette relation à la terre m’enseigne une pratique attentive, humble et consciente, où la création devient un espace d’écoute autant qu’un geste de façonnage.